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Cliquez sur cette vignette pour visualiser
la carte géologique de la région
wallonne.
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Les
roches sédimentaires
représentent lessentiel des ressources
naturelles du sous-sol wallon. Ces roches résultent
de divers processus qui, pendant plus de 500 millions
dannées, ont marqué la longue
histoire géologique de la Belgique.
Contrairement aux précédentes, les roches
magmatiques, volcaniques ou métamorphiques
sont rares en Belgique. Elles naffleurent que
dans quelques massifs wallons.
Ces
terrains sédimentaires ont été
mis en place depuis le Cambrien jusquau Quaternaire
(ère géologique que nous vivons actuellement),
c'est-à-dire pendant une période de
plus de 500 millions dannées. Les roches
composant ces terrains présentent une grande
diversité pétrographique, chimique et
structurale. Deux grands ensembles lithologiques se
distinguent : les roches carbonatées
(calcaires et dolomies) et les roches sédimentaires
dorigine détritique (grès, sables,
schistes, argiles
).
Ces deux ensembles peuvent être subdivisés
en quelques classes lithologiques qui constituent
les roches wallonnes dornement les plus couramment
utilisées dans la construction.
Les
roches calcaires
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Ces roches sont principalement composées de
carbonate de calcium combiné ou non ou carbonate
de magnésium (CaCO3, CaO, MgO, CO3). Les calcaires
présentent dindéniables qualités
techniques et esthétiques.
En outre, labondance du calcaire dans nos régions
en fait un matériau de prédilection
pour divers usages. Il est utilisé depuis plusieurs
siècles aussi bien pour sa résistance
mécanique, son aptitude au façonnage
ou à la taille que pour sa large gamme chromatique
fort appréciée dans les ensembles architecturaux.
Les roches calcaires que lon trouve en Wallonie
et qui sont fréquemment utilisées dans
la construction peuvent être facilement distinguées
en deux familles :
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les
roches sombres, calcaires dâge primaire,
aussi souvent appelés "pierres bleues"
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les
roches claires, calcaires ou calcaires gréseux,
dâge secondaire ou tertiaire
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Dun point de vue technique, la seconde famille
(roches claires, plus jeunes) est caractérisée
par une faiblesse mécanique relative par rapport
aux roches calcaires sombres.
Remarquons quau sens lithologique et géologique
du terme, ces roches ne répondent pas à
la définition du marbre (calcaire ayant subi
une transformation minéralogique), même
si celles-ci en portent parfois abusivement lappellation.
Les
roches détritiques
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Ces roches sont également très utilisées
comme matériau de construction en Wallonie.
On retrouve ici les roches très riches en silice
(grès, quartzites, arkoses
) et celles
contenant de la silice et des proportions variables
en argiles (schistes, phyllades
). Ces dernières
présentent une cohérence moindre et
se débitent plus facilement en minces feuillets.
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Ci-contre,
deux sortes de grès gris. Ci-dessous, du
grès jaune. |
Les
grès et les arkoses sont essentiellement
composés de grains de quartz, cimentés
par un liant siliceux, calcaire ou ferrugineux.
Ces roches se débitent en blocs massifs
et se prêtent au clivage. Elles sont le
plus souvent utilisées sous forme de
moellons ou de pavés. Les teintes des
grès sont diverses, allant du jaune au
gris, ce qui leur donne un attrait particulier.
La structure massive de ces roches explique
leur bonne résistance à la compression
et à lusure.
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Les
schistes et les phyllades résultent de
la transformation au cours des temps géologiques
de dépôts argileux et contiennent
des proportions variables de silice et de carbonate.
Ces roches se caractérisent par un débitage
en fines plaques ou feuillets, typiques des
minéraux argileux. Lardoise en
est un bon exemple. Suivant leur résistance,
ces roches sont également utilisées
sous forme de dalles ou de moellons.Cette description
sommaire des pierres dornement encore
extraites en Wallonie permet didentifier
rapidement les roches les plus fréquemment
utilisées actuellement en construction
mais aussi den apprécier limportance
dans notre patrimoine architectural.
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